On constate, chez les professionnels de la santé et de l’éducation, une réticence marquée à considérer l’adoption comme une option viable de gestion de la grossesse difficile. Ainsi, il y a lieu d’éclaircir cette option, trop méconnue. Les préoccupations, de part et d’autres, sont les suivantes :

« Ne vais-je pas m’ennuyer de mon enfant ? »

Très naturellement. Mais il est important de savoir que les femmes qui ont obtenu un avortement manquent souvent leur enfant tout autant que si elles l’avaient fait adopter, même celles qui ne voulaient vraiment pas de l’enfant.

« L’enfant m’en voudra sûrement de l’avoir abandonné ».

De nombreuses personnes adoptées disent être très satisfaites de leur vie, par exemple, la comédienne et metteure en scène, Mme Denise Filiatrault, la chanteuse country Shania Twain, M. Dave Thomas, fondateur des restaurants Wendy’s, etc. Ces personnes disent admirer le courage de leur mère et sont infiniment reconnaissantes du cadeau de la vie. Le couple adoptif, pour sa part, est bien sûr redevable à vie à la mère pour ce cadeau inespéré.

« Je ne saurai pas où il est ou comment il va, et ça m’angoissera ».

Avec l’adoption telle qu’elle se passe actuellement au Québec par l’entremise des Centres jeunesses, la femme choisit le couple et saura qu’il est entre bonnes mains.

« Je dois éviter les risques liés à l’accouchement, surtout à un jeune âge ».

La grossesse à l’adolescence n’est pas plus à risque que les autres. Au fait, plus on est jeune, plus on est vigoureux. Les complications tendent à augmenter avec l’âge. Si le corps est assez mature pour devenir enceinte, il est assez mature pour donner naissance. La seule raison pour laquelle on a observé des grossesses un peu plus difficiles chez les plus jeunes, c’est en raison du fait qu’elles ont tendance à prendre moins bien soin de leur corps (mauvaise alimentation ; moins de sommeil ; plus de tabagisme, de drogues ou d’alcool, etc.) 1 . Pareillement, on a observé que les enfants nés de jeunes filles ne sont pas plus à risque de problèmes de développement que ceux des femmes plus âgés, sauf si les jeunes filles sont plus négligentes de leur santé 2 . De fait, la grossesse constitue le plein épanouissement du corps féminin. Par exemple, il est universellement reconnu que la grossesse à terme est la meilleure protection qui soit contre le cancer du sein 3 .

Organismes favorisant l’adoption

* Conseil d’adoption du Canada, (613) 235-0344

* « Emmanuel l’amour qui sauve », (819) 395-4889, adoption d’enfants handicapés physiquement ou mentalement, (819) 395-4889 (Drummondville, Quebec)

* L’Arche Montréal, (514) 761-7307, communautés de vie pour personnes handicapées physiquement ou mentalement

* L’Arche Agapè: (819) 770-2000 (Gatineau) ; (613) 228-7136 (Ottawa)

* L’Arche L’Étoile (région de la ville de Québec), tel.: (418) 527-8839

* L’Arche Mauricie (Trois-Rivières) : (819) 373-8781

* L’Arche Le Printemps (Saint-Malachie)

* L’Arche Joliette (Laurentides): (450) 759-0408

* L’Arche Beloeil (Montérégie) : (450) 446-1061

* L’Arche d’Amos (Abitibi-Témiscamingue) : (819) 732-1265

RÉFÉRENCES

1 La grossesse adolescente n’entraîne pas plus de risque de complications pour la jeune fille, sauf si la jeune fille est plus négligente de sa santé : Sweeney, Patrick, “Adolescent Pregnancy”, Pediatric and Adolescent Gynecology, Sanfilippo, Joseph, et al, W.B. Saunders Co. (div. de Harcourt Brace & Co.), Toronto, 1994

2 Les enfants nés de jeunes filles ne sont pas plus à risque de problèmes de développement, sauf si les jeunes filles sont plus négligentes de leur santé : McDonald, Katherine, « Sexual and Reproductive Health and Rights in Canada », 34 p., point 26 ( http://www.hc-sc.gc.ca/canusa/papers/canada/english/reprod.htm )

3 Grossesse à terme meilleure protection contre le cancer du sein : Statistique Canada, Rapports sur la santé, automne 1996, vol. 8, n o 2, p. 35

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